24/10/2005

Refus de la misère contre la pauvreté 3/3

Pour 2005, plus de 30 ONG se mobilisent pour une campagne internationale "Action mondiale contre la pauvreté".

medium_artoff556.4.jpgLes 33 organisations syndicales, associatives, confessionnelles et de collectivités territoriales lancent un appel pour les Etats puissent s'engager réellement dans la lutte contre la grande pauvreté.

Les Objectifs Mondiaux pour le Développement (OMD) sont loin d'être atteints et ne répondent que de moitié aux problèmes. Ils visent à réduire les conséquences de la pauvreté et non les causes réelles qui les engendrent.

Ces ONG proposent plutôt d'agir sur ces points :
- la dette de Pays du Sud :
Après avoir été pillé par le Nord, ces derniers, par le biais de la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International astreignent les Pays du Sud a payé une dette, qui grossi chaque année à cause des intérêts prohibitifs.
L'aide des donateurs pour le Tsunami (6 milliards de dollars) servira sûrement à payer une partie des 68 milliards de dollars (chiffre de 2003) !
A voir : le site du Comité d'Abolition de la Dette du Tiers Monde – CADTM.

- l'aide :
"Les pays de l'OCDE doivent tenir leur engagement de consacrer au moins 0,7% de leur Produit National Brut (PNB) à l'aide du développement… Ils doivent aussi créer une fiscalité internationale afin de financer de façon stable et pérenne les secteurs sociaux essentiels."

- le commerce :
"Les Pays du Sud pâtissent de règles commerciales inéquitables, parce qu’imposées par les pays les plus riches : la mise en concurrence généralisée, par la pression à la baisse qu’elle exerce sur les prix et les salaires, est un facteur majeur d’appauvrissement, en particulier dans le domaine agricole."

- l'évasion fiscale :
"Nous demandons la disparition des paradis fiscaux, la levée du secret bancaire et une meilleure régulation de la mobilité des capitaux."

"Enfin, une répartition plus équitable des richesses, condition sine qua non de la réalisation des OMD, n’est envisageable que dans le cadre d’un véritable « partenariat mondial pour le développement » (OMD N° 8). Un tel partenariat implique une nouvelle répartition du pouvoir au niveau mondial, autrement dit une réforme des institutions internationales, qui garantisse leur soumission au droit international ainsi qu’au contrôle des citoyens et de leurs représentants, et la représentation équitable des populations et des Etats, indépendamment de leur poids économique."

Source : Appel pour une Action mondiale contre la pauvreté.

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