13/01/2006

Samuel en Equateur N°1

Le 7 décembre 2005
¡Hola compañeros!

Voilá une petite semaine que je suis en Equateur et je profite d'un passage au bureau de Quito pour vous donner des nouvelles et mes premières impressions sur le pays, etc.

Je suis logé á Cotacachi, petite ville de 10 000 habitants à 110 Km au Nord de Quito. Pour y aller, le bus met 2h30 par la Panamericaine, la colonne vertébrale du pays qui traverse les Andes du Nord au Sud. Cette route passe par des paysages magnifiques mais elle est très accidentée, ce qui n'empêche pas les conducteurs de bus de conduire très vite et de doubler n'importe comment. Les accidents sont fréquents et souvent fatals, surtout quand le bus tombe dans le ravin : le bord de la route est jonché de petites croix, c'est super rassurant!

A part ça, la vie à Cotacachi est tranquille, je suis dans l'appart / bureau de l'équipe de la Sierra Norte de l'ONG pour laquelle je bosse. C'est une ville très indienne (ils préfèrent utiliser ici le terme "indigena", "indio" étant péjoratif), avec de nombreuse communautés quechuas aux alentours.
L'appart est royal, grande cuisine et pièce à vivre avec l'ordi, un lecteur cd, frigo, cuisinière et de quoi faire d'excellent jus de fruits frais avec tous ceux que je ne connais pas encore mais qui ont l'air excellents, plus les autres fruits connus mais qui font plaisir (fraises, mures, mangues, ananas...)
Puis une chambre pour moi et une terrasse sur le toit, avec vue sur les 2 volcans qui ceinturent la ville, á près de 5000 m. C'est beau ! Il manque plus que le hamac que je vais bientôt acheter à Otavalo, la ville voisine, réputée pour son immense marché artisanal dans toute l'Amérique du Sud.

2 membres de l'équipe de la Sierra Norte dorment parfois ici. Fausto, qui est le coordinateur de l'équipe, á l'air sympa, même si il fait un peu son ours et qu'il est peu loquace. J'ai pas encore vu Wilson (le zootechnicien), mais il est parait-il plus facile d'accès. Je verrai bien.

Pour l'instant, mon boulot consiste à rencontrer les membres des 4 organisations paysannes que je vais appuyer, participer passivement à des réunions pour comprendre leur façon de travailler. Il y en a une á Cotacachi, les 3 autres sont plus vers Cayambe. Je vais essentiellement travailler avec des groupes de femmes indigènes, qui gèrent des fonds pour obtenir des microcredits : les aider et les former en comptabilité de base, mettre en place des ateliers liés á la santé, la nutrition, les appuyer pour la mise en place de projets (organisations de marchés pour vendre leurs excédents agricoles, foires de plantes médicinales...), favoriser les échanges d'expériences entre communautés... Pour l'instant, les prêts qu'elles octroient sont d'avantage pour gérer les urgences (rentrée des classes, maladies...) que pour construire de véritables projets, mais ça peut changer.

L'équipe nationale à l'air sympa et motivée, on se retrouve pendant 2 jours la semaine prochaine pour la planification trimestrielle et pour le repas de Noël.

La fille que je remplace est partie dimanche, je me sens un peu seul pour l'instant... j'attend l'arrivée de Wilson. Mais je pense que ça va être bien.

Dimanche, on était invités à manger chez une famille d'une communauté, on a mangé du cuy (prononcer "couille" = cochon d'inde) et j ai joué au foot avec les gamins, très sympa. Par contre, à 2500 m, on se fatigue vite.

A propos d'altitude, un des techniciens de l'organisation paysanne de Cotacachi fait parti du club de montagne de Cotacachi, et m'a proposé de venir á leur prochaine sortie, sur le volcan el Altar, à 5000 m d'altitude. Pa mal, pour un début! Je pensais faire les choses petits á petit, mais bon... Apres, il restera le Cotopaxi et le Chimborazo (6300), si le temps le permet. Ici, ça change très vite : pas un seul jour de grand ciel bleu, les températures varient entre 8-10 et 25 degrés. Un éternel printemps, pour l'instant c'est pas désagréable.

Besos
Samuelito

Ecrire un commentaire