15/01/2006
Samuel en Equateur N°2
Le 17 décembre 2005
Buenas tardes, compadres y commadres
Jeudi - vendredi, j'étais á l'atelier de rencontre de mon ONG, les 5 équipes du pays se sont retrouvées (25 personnes) dans une grande hacienda (convertie en centre social), pour faire le point sur les missions, discuter sur les orientations politiques, débattre des questions d'actualité (en ce moment, la signature du traité de libre commerce avec les USA, TLC, notamment). C'était très sympa, et le soir, repas de noël, et fiesta (salsa, merengue, salsa, cumbia, salsa.... salsa).
L'occasion de me rendre comte que :
1. Les équatoriens dansent bien la salsa et ils ne s'en lassent pas (au bout d'un moment, moi, je fais une overdose)
2. Les équatoriens boivent pas mal, et du mauvais alcool (le rhum est degueu, et ce qu'ils appellent champagne est une sorte de champomy aromatise á la pêche)
3. mes collègues ne sont pas si sages que ça.
Ça a été l'occasion de les connaître un peu mieux. Pour moi, c'était un peu bizarre car tout le monde était un peu éméché et moi á jeun. Mais globalement c'était très bon esprit...
Le jeudi on est allé voir un projet de gestion du Paramo (un écosystème typique des montagnes entre 3000 et 4000 m, des grandes touffes d'herbes sèches entre 3000 et 4000 m), et de gestion d'eau de source du Paramo, les communautés en aval ayant mis en place un système de canalisation au cours d'une minga: Les mingas sont traditionnellement importantes pour les indigènes, il s'agit de travaux d'intérêt communautaires effectués par toute une communauté (nettoyage, constructions publiques...).
Pour ce qui est du boulot, j'ai fait beaucoup de réunions, pas forcement directement liées á ma mission, et je commence á rencontrer les femmes responsables des caisses de crédits avec lesquelles je vais bosser.
Les quelques points auxquelles il faudra que je m'habitue :
- les latinos sont tout le temps en retard, les réunions commencent souvent avec 1, voire 2 heures de retard
- ils sont incapables de faire une réponse simple á une question, á chaque fois qu'ils prennent la parole, c'est pour minimum 10 minutes, et ils essayent de construire des discours d'hommes politiques... ce qui fait que les réunions durent souvent 4 heures et c'est dur de faire avancer les choses, les discussions restant souvent très théoriques et générales. L'occasion de travailler ma patience...
- la plupart des indigènes ne font pas de compte rendu de réunions, étant traditionnellement de culture orale. Enfin, sur ce point, je pense que je vais essayer de leur apprendre á faire au moins des relevés de décisions, c'est pas long et bien pratique.
Je ne suis pas encore monté á plus de 3800m, j'attend d'être une peu plus habitué á l'altitude.
Je suis á Quito pour le week-end, il pleut et il ne fait pas très chaud aujourd'hui. Ce soir, je vais á une fiesta avec des quitaleños, rencontrés dans une soirée débat autour du thème du TLC, il y a 10 jours.
Besos
Samuelazco
11:50 Publié dans Extraits de Missions... Amériques, Extraits de Missions... Equateur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Solidarité Internationale et Locale


















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