08/04/2006

Nico dans les camps Sahrahouis... N°1

mardi 28 février 2006
Bien l'bonjour,

Eh ben non, ce n'est pas parce que je ne savais plus écrire que je suis resté muet ces derniers mois !

Enfin, je sens les vacances approcher ! D’ailleurs je suis à Alger (ça je l’ai déjà dit… pas très fort pour faire court). Des vacances que j’aurais du prendre il y a plusieurs semaines et sans cesse reportées pour cause d’une organisation interne dans notre ONG un peu souvent défaillante. Mais bon on relativise en se disant qu’il n’y a pas d’ONG qui y échappent et en se rappelant que ce sont les imprévus et le bordel (dés)organisé qui mettent du piment dans nos journées et préservent de la routine.
Ces trois mois dans les camps de réfugiés sahraouis m’ont déjà bien usé.
Peut être parce que je n’avais pas pris le temps de complètement récupérer après mon expérience agitée du Darfour. Aussi parce que les conditions de vie ne sont pas aussi idylliques que ce que j’avais perçu à mon arrivée : internet et tous les moyens de communication sont presque pires qu’à Kabkabiya, l’isolement n’a pas grand-chose à envier à ce que j’ai vécu au Soudan…
Du coup, pas de ptits r’montants venant des potes quand j’ai les boules et pas l’occasion de partager les bons moments.

Bien sur y a eut de tout.
Des organisations partenaires qui ne sont pas toujours très coopératives, du staff qui cherche la ptite bête, des collègues ou des collocs qui te cassent les couilles pour des conneries…
Mais il y a aussi le contact direct avec des gens d’une force incroyable qui depuis trente ans luttent contre des conditions de vie extrêmement dures, les rencontres avec des expats excellents avec lesquels on peut refaire le monde dans la bonne humeur autour d’un thé ou d’une des rares bouteilles qui arrivent jusqu’ici.
Même si je t’ai promis de faire court, je suis sur que tu ne m’en voudras pas de m’attarder sur ce que je fous ici, avec qui et aussi si je détaille un peu où je suis.

Où je suis ? A l’ouest !
Plus précisément au Sud Ouest de l’Algérie ! Près de Tindouf, où les réfugiés Sahraouis se sont installés depuis plus de trente ans pour fuir l’invasion et l’occupation de leurs terres par le Maroc.
Ici, rien ne pousse. La canicule ne recule que contre les vents de sable ou les intempéries diluviennes, comme celles qui ont causé des inondations il y a quinze jours. La nuit, on se caille. Heureusement dans nos tentes, on a la clim (qui fait chauffage en hiver).
Quand même, depuis 3 mois, rares ont été les jours où on a transpiré. Le soleil brille, assez souvent, mais le vent incessant et violent nous oblige à sortir couverts jusqu’aux yeux. Plein de fois j’ai regretté de ne pas avoir amené un masque de ski pour me protéger du sable soulevé par les rafales.

Prends soin de toi
Pleins de bises et adtaleur

Nico

Commentaires

Salut,
très intéressant vos billets sur le sahara occidental. Juste une petite blaque qui circule entre les appelés algériens qui ont la "malchance" de se retrouver à tindouf : on a dechiffré récemment la signification du nom de cette ville : Tout Individu Normal Devient Obligatoirement Un Fou.
A plus

Ecrit par : karim | 21/04/2006

depuis trente années environs le peuple sahraoui tout entier combat pour sa survie et pour recouvrir sa libertée et son indépendance spoliée par le maroc --nous savons que le peuple sahraouis et le polisario sont dans leur droit -- droit reconnut internationnalement par l' O N U et L O U A ainsique les pays européens et la chine et les latino américain nous souhaitons à ce valeureux peuple plein de courage d'honneur et de fierté et de valeur la fin de ce cauchemar pour ce peuple vietcong qui combat pour sa dignité et nous espérons voir les pays amis et les O N G redoubler d'efforts pour l'aboutissement de la libération du sahra occidental indépendant et libre et nous remercions le peuple algérien et son armée pour l'aide précieux fournit à notre peuple et la protection qu'il nous donne gracieusement ainsique de l'aide alimentaire. le peuple sahraoui ne l'oubliera jamais et en sera éternellement reconnaissant

Ecrit par : el ouali m'barek | 02/02/2007

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