14/04/2006

Une situation qui s'enlise...

Pour faire écho aux messages de Nico dans les camps Sahraouis...
Romain

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Mohammed VI ne lâchera pas "un grain de sable" du Sahara.

Terminant une visite de six jours au Sahara occidental, le roi Mohammed VI a invité, samedi 25 mars, les notables sahraouis à s'associer aux consultations qu'il mène à l'heure actuelle sur un projet d'autonomie du Sahara occidental, en vue de le soumettre prochainement aux Nations unies.

Le souverain marocain a relancé le Conseil consultatif pour les affaires du Sahara, créé en 1990 mais tombé en désuétude. Forte de 140 membres, rattachée directement au Palais royal, cette structure voit sa composition totalement renouvelée. Elle comprend désormais des chefs de tribu, des anciens prisonniers politiques et des représentants de la société civile, notamment des femmes.

La relance de ce Conseil illustre la volonté du Maroc de séduire la population sahraouie, avant de mener son offensive diplomatique à l'ONU, dans l'espoir d'offrir une alternative au plan Baker. Celui-ci prévoit un référendum d'autodétermination au terme d'une autonomie de cinq ans.
Lors de son discours, samedi, à El-Ayoun, Mohammed VI a rappelé qu'il ne saurait être question de "lâcher un seul pouce, ni un seul grain de sable" du Sahara. Autrement dit, le projet d'autonomie en cours d'élaboration par Rabat est définitif et n'ouvre pas la voie à l'autodétermination.

Durant sa visite au Sahara occidental, le souverain marocain a inauguré une série de projets de développement d'un montant d'environ 180 millions d'euros, et rencontré la population locale pour tenter de la rallier à sa cause. Il s'est ainsi rendu à deux reprises à Maatallah, faubourg déshérité d'El-Ayoun, considéré comme un bastion du Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui basé à Tindouf, dans le Sahara algérien. Deux cent seize prisonniers sahraouis ont par ailleurs été graciés à l'occasion de cette visite royale.

Le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, a réitéré, samedi, sur Al-Jazira, le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Le même jour, le représentant personnel du président algérien Bouteflika, Abdelaziz Belkhadem, se faisait l'écho de cette revendication.

Florence Beaugé
Article paru dans l'édition du Monde du 28.03.06

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