20/04/2006

Control Arms...

Pour faire écho à la campagne de Control Arms, regardez la petite vidéo copie conforme d'un télé achat proche de la réalité...

A regarder sans modération !
Romain

06/04/2006

Lettres engagées...


Pour celles et ceux qui souhaitent interpeller "les grands de ce monde", vous pouvez relayer les campagnes mensuelles d'Amnesty International.
Une série de lettres à rédiger et à envoyer aux personnes concernées. Ce n'est pas très long à faire, ni très coûteux...
Certain-e-s me diront que c'est une goutte d'eau, et je leur répondrais...ben oui, mais la solidarité c'est aussi comme ça qu'elle se conçoit et qu'elle fonctionne... Les petits cours d'eau font les océans !

Pour le mois d'Avril, Amnesty interpelle le Maroc, l'Ethiopie et la Birmanie.

Et pour les intéressé-e-s, la revue La Chronique d'AI, d'Avril, fait le point sur les armes en lien avec la Campagne Control Arms

04/04/2006

Se faire Soigner sans se faire Arrêter...

Médecins du Monde lance une pétition pour demander le retrait de la circulaire du 21 février 2006. Cette circulaire ministérielle, adressée aux préfets et procureurs, explique les modalités d’interpellation des personnes sans titre de séjour, notemment dans les centres de soins et les blocs opératoires.

La circulaire ministérielle du 21 février 2006 , adressée aux préfets et procureurs, explique dans les moindres détails les modalités d’interpellation des personnes sans titre de séjour. Elle mentionne les lieux où peuvent être effectuées les interpellations. Il s’agit des :

* hôpitaux (salles d’attente, halls d’accueil…)
* blocs opératoires
* centres d’accueil pour toxicomanes
* véhicules (donc les bus associatifs, les véhicules des pompiers, les ambulances …)
* sièges d’associations

Mais aussi des :

* quartiers connus pour abriter des personnes en situation irrégulière
* foyers et centres d’hébergement et leurs alentours
* guichets des préfectures après s’être assurés que les termes de la convocation au guichet ne puissent être contestés dans leur légalité (mais cachent à l’étranger l’intention de l’arrêter)

C’est là remettre en cause les principes fondateurs de notre déontologie à commencer par cette règle tacite mais admise qui protège les patients dans les lieux de soins. L’hôpital et les lieux de soins ont une mission de santé publique et remplissent à ce titre un rôle de protection de l’ensemble de la population.

Ce n’est plus le cas.

En allant jusqu’à évoquer la possibilité d’interpellation au bloc opératoire, la circulaire indique bien qu’aucun lieu n’est plus protégé.

Le droit aux soins est inscrit dans le préambule de la constitution française. C’est un droit fondamental de la personne humaine. Il ne doit jamais être utilisé à d’autres fins que la préservation de la santé.

Nous, soignants, hospitaliers, libéraux, associatifs, refusons expressément aux forces de l’ordre l’entrée dans nos salles d’attente ou halls d’accueil pour y procéder à des contrôles ou interpellations.

Nous, soignants, hospitaliers, libéraux, associatifs, continueront quoiqu’il arrive à accueillir tout patient pour les soins dont il a besoin en respectant notre serment d’Hippocrate.

Nous, citoyens, refusons la remise en cause de ces principes fondamentaux et demandons le retrait immédiat de cette circulaire.
Nous appelons tous les professionnels de santé, les syndicats et tous les citoyens à rejoindre cet appel.

24/10/2005

Refus de la misère contre la pauvreté 3/3

Pour 2005, plus de 30 ONG se mobilisent pour une campagne internationale "Action mondiale contre la pauvreté".

medium_artoff556.4.jpgLes 33 organisations syndicales, associatives, confessionnelles et de collectivités territoriales lancent un appel pour les Etats puissent s'engager réellement dans la lutte contre la grande pauvreté.

Les Objectifs Mondiaux pour le Développement (OMD) sont loin d'être atteints et ne répondent que de moitié aux problèmes. Ils visent à réduire les conséquences de la pauvreté et non les causes réelles qui les engendrent.

Ces ONG proposent plutôt d'agir sur ces points :
- la dette de Pays du Sud :
Après avoir été pillé par le Nord, ces derniers, par le biais de la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International astreignent les Pays du Sud a payé une dette, qui grossi chaque année à cause des intérêts prohibitifs.
L'aide des donateurs pour le Tsunami (6 milliards de dollars) servira sûrement à payer une partie des 68 milliards de dollars (chiffre de 2003) !
A voir : le site du Comité d'Abolition de la Dette du Tiers Monde – CADTM.

- l'aide :
"Les pays de l'OCDE doivent tenir leur engagement de consacrer au moins 0,7% de leur Produit National Brut (PNB) à l'aide du développement… Ils doivent aussi créer une fiscalité internationale afin de financer de façon stable et pérenne les secteurs sociaux essentiels."

- le commerce :
"Les Pays du Sud pâtissent de règles commerciales inéquitables, parce qu’imposées par les pays les plus riches : la mise en concurrence généralisée, par la pression à la baisse qu’elle exerce sur les prix et les salaires, est un facteur majeur d’appauvrissement, en particulier dans le domaine agricole."

- l'évasion fiscale :
"Nous demandons la disparition des paradis fiscaux, la levée du secret bancaire et une meilleure régulation de la mobilité des capitaux."

"Enfin, une répartition plus équitable des richesses, condition sine qua non de la réalisation des OMD, n’est envisageable que dans le cadre d’un véritable « partenariat mondial pour le développement » (OMD N° 8). Un tel partenariat implique une nouvelle répartition du pouvoir au niveau mondial, autrement dit une réforme des institutions internationales, qui garantisse leur soumission au droit international ainsi qu’au contrôle des citoyens et de leurs représentants, et la représentation équitable des populations et des Etats, indépendamment de leur poids économique."

Source : Appel pour une Action mondiale contre la pauvreté.

23/10/2005

Refus de la misère contre la pauvreté 2/3

Lu dans la presse…

Extrait d'un article de Politis.

"Imaginez un tsunami par semaine, et dont les victimes ne seraient que des enfants.
Une catastrophe qui ferait hebdomadairement plus de deux cent mille morts dans l’indifférence générale.
Impensable ! Inimaginable ! Et c’est pourtant la réalité.
Une réalité que produisent, silencieusement, à l’abri de nos regards et de nos caméras, les mécanismes de nos sociétés modernes.
Chaque jour en effet, principalement en Afrique et en Asie, trente mille enfants meurent de faim, ou des conséquences de la malnutrition, ou encore d’épidémies que la médecine saurait prévenir et guérir si on lui en donnait les moyens logistiques et économiques.
Pour eux, il y a sans doute une façon de prolonger l’élan de solidarité qui s’est manifesté au lendemain du raz-de-marée du 26 décembre dans l’océan Indien…"

Denis Sieffert

22/10/2005

Refus de la misère contre la pauvreté 1/3

Il y a quelque temps, j'avais publié cette note. Je la remets au goût du jour, car le sujet d'actualité, car la misère est bien présente où que l'on soit.
Et puis, à la demande d'Arno je rectifie le 1/4 en Quart. Car comme il le dit si bien lui-même :
"je me demandais si il serait possible de faire mention du Mouvement ATD QUART MONDE sans le 1/4 mais bien le QUART. En fait, au fil du temps, au contact de la maison ici à Rennes et des personnes qui la fréquente, j'ai découvert toute la fierté qu'il pouvait y avoir à dire : "Je suis du Quart Monde et je me bats contre l'injustice, la Misère..."

Le 17 Octobre, chaque année, est la Journée mondiale du refus de la misère.
ATD Quart Monde & Amnesty International ont, en 2004, édité en collaboration le Journal RESISTANCES

Extrait du Journal…

Quelques Témoignages :
On ne veut plus être PAUVRES.
La pauvreté peut être définie en termes économiques, politiques ou encore sociologiques. Mais parce que les chiffres ne disent rien des souffrances, les meilleures définitions de la pauvreté sont celles des personnes qui vivent dans les difficultés.

"La pauvreté, c’est pas seulement dans les poches, c’est dans la tête."

"La misère, c’est quand tu ne sais pas comment fonctionne le monde, un peu comme si tu étais hors du monde."

"La pauvreté, c’est avoir les mêmes rêves que tout le monde pour l’avenir, mais aucun moyen de les réaliser sur terre."

"La pauvreté, c’est devoir mieux me comporter avec mes gosses que quiconque, parce que quelqu’un m’observe."

"La pauvreté, c’est marcher partout, tout le temps, par tous les temps."

"La pauvreté, c’est être traité comme rien, moins que rien, et l’accepter."

"La pauvreté, c’est garder ses secrets, devoir dire des mensonges et faire semblant."

"La pauvreté, c’est avoir besoin d’aide, mais avoir trop peur d’être jugée comme une mère incapable pour la demander."

"La pauvreté, c’est raconter toute ma vie, encore et encore, simplement pour obtenir ce à quoi j’ai droit."

"La pauvreté, c’est que chacun pense avoir le droit de dire son opinion à mon sujet, simplement parce que je demande un peu d’aide."

"La pauvreté, c’est ne pas avoir une seule personne à qui parler qui ne soit payée pour m’écouter."

"Dans le fait d’être pauvre, le pire, c’est de regarder la vie passer et de ne jamais être dedans. C’est difficile, car même si on fait des efforts pour être dedans, on n’y arrive pas. On ne veut pas de nous."

"Le plus dur, quand on est pauvre, ce n’est pas de ne pas avoir de sous, c’est de ne pas être reconnu, c’est de ne pas avoir de place dans la société."

Merci à Arnaud, gentil militant à ATD Quart Monde d'avoir envoyé cette info !

23/09/2005

Le guide du Bloggers et du Cyberdissident

Le 23 septembre 2005,

Reporter Sans Frontières vient de publier le guide du Bloggers et du Cyberdissident.

Il y a de la forme et du fond. La forme pour expliquer comment utiliser un blog, les techniques, etc. Et le fond sur l'éthique, la liberté d'expression, etc.
Une bonne partie permet aussi d'apprendre à déjouer le flicage des utilisateurs d'Internet.

Le guide comporte des témoignages qui "rappelle que certains bloggers conçoivent leur travail comme une nécessité et un devoir, pas comme un simple passe-temps.
Ils ont conscience d’être la bouche et les oreilles de milliers d’autres internautes
."

Un outil à diffuser, à lire pour s'initier aux blogs, pour témoigner de la difficulté d'utiliser Internet dans certains pays et surtout pour défendre la liberté d'expressions.

Romain

18/09/2005

FESTIVAL SOLIDAIRE

FESTIVAL SOLIDAIRE
IMAGES ET PAROLES D’AFRIQUE


Présentation de la 7ème édition le samedi 24 septembre à partir de 17h à l’Espace Ouvéze de Privas (07) :
=> 17h : l’heure du conte pour les enfants avec Yves Mba (entrée libre)
=> 18h : Présentation de la programmation 2005 et apéritif (entrée libre)
=> 20h30 : Soirée solidaire : repas et bal africain (13€…réservation au 04 75 65 76 02)

Le festival solidaire, Images et Paroles d’Afrique, est organisé par trois associations ardéchoises, qui soutiennent des projets de développement au Burkina Faso et au Mali :

-> L’association socio-éducative du lycée V. d’Indy de Privas.
-> Le club Burkina –Faso du lycée agricole d’Aubenas.
-> L’association Ardèche-Diawambé (mali) de St Remèze.


La 7ème édition de ce festival aura lieu de septembre à décembre 2005 sur l’Ardèche et la Drôme.

Les objectifs principaux de ce festival solidaire sont :

-> Faire découvrir les réalités culturelles, artistiques, économiques et sociales « des Afriques ».
-> Soutenir des projets de développement : construction des centre de santé, d’école, de puits…
-> Favoriser la création inter-culturelle.

Au programme de cette 7ème édition, des expositions, des interventions dans les établissements scolaires, de la musique, de la danse, du théâtre, des stages, du cinéma, un salon du livre…

Pour tous renseignements : Bplatz@aol.com

Images et Paroles d'Afrique
Festival Solidaire

PLATZ Bernard

31/08/2005

Invitation à la journée de mémoire à François-Xavier Verschave.

En mémoire de François-Xavier Verschave, décédé le 29 juin 2005, nous vous invitons à quelques heures de partage le dimanche 18 septembre de 14 heures à 19 heures, à Paris*.

François-Xavier nous a montré l'importance de la parole et de l'action collective.
Nous évoquerons ensemble les moments de vie partagés avec lui et les espoirs que ses écrits ont éveillés, afin de continuer d'oeuvrer ensemble pour concrétiser ces espoirs.

Nous souhaitons également remercier chaleureusement les très nombreuses personnes qui, à travers leur message, nous ont témoigné leur soutien dans cette douloureuse période et nous ont fait part de leurs encouragements pour continuer notre action dans le sillage des travaux et de l'engagement de François-Xavier.

La famille de François-Xavier Verschave, Ses amis proches, L'association Survie.

* Les détails de cette journée et le lieu seront communiqués début septembre sur le site www.survie-france.org

05/08/2005

BORI BANA

Au fil des échanges entre collègues, voila que je tombe sur un jeune Blog.

Je les laisse se présenter par un texte de leur cru.

N'hésitez pas à les visiter…à alimenter le débat lancé.

Pour aller encore plus loin : la décroissance.

Romain

 

BORI BANA signifie en langue malinké : "La course est terminée, la fuite est finie". Parce que nous pensons qu'il est important de préserver notre capacité d'étonnement, de réflexion, de prise de distance et de révolte, nous avons voulu initier cet espace d’échange et de dialogue. En effet, l'important n'est pas d'avoir le dernier mot, mais le juste premier.

 

Après 4 années dans une école qui s’appelle "Ecole Internationale de Commerce ET de DEVELOPPEMENT" il nous parait fondamental de chercher à comprendre ce qui se cache derrière ce "concept-valise" qu’est le "développement ?" et d’échanger avec des personnes ayant des expérience très concrètes dans des projets dits de développement !

 

En effet, dans notre école, qui ne s'est jamais posé la question d’intégrer un projet de développement ? Ca tombe sous le sens pour des gens comme nous qui voulons contribuer à un monde plus harmonieux. A travers des projets, de l’action de terrain concrète, les choses peuvent avancer… Mais ne te sentirais tu pas frustré si après deux ans au sein d’une ONG, ton projet n’ait pas amené une seule chose matérialisable (un pont, une bibliothèque ou un dispensaire par exemple) ? Il n’y aurait donc rien à pointer du doigt pour dire : "Ca c’est moi qui l’ai fait !".

 

Certaines ONG ne fonctionnent pas du tout comme ça. Pour elles, la rencontre constitue une action permanente d’un projet avec des personnes vivant dans des situations extrêmement fragiles et difficiles.

 

"La rencontre c’est déjà une action", cette phrase résonne dans nos oreilles. Cela remet en cause toute notre manière de voir, toute notre perspective. Il n’y a plus de "Nord", ou de "Sud", juste des individus qui veulent être respectés et reconnus en tant qu’Homme à part entière. Claude qui a travaillé 10 ans au Burkina, nous dit : "On a travaillé au Burkina comme on aurait travailler à Lyon, ou ailleurs…" C’est-à-dire en cherchant simplement à comprendre les gens et à voir de quelle manière il serait possible de les accompagner dans leurs rêves, leurs projets, leurs envies.

 

Il ne s’agit pas de projets de "développement", - car cela induit forcément une notion d’échelle, de plus et de moins, et après tout qui est le "développé" dans cette histoire ? - Non en fait il s’agit juste des projets d’un homme, d’une femme, d’un groupe de jeunes, ou d’un village,…

 

Mais en même temps, c’est sûr que cette pensée nous fait violence, car c’est beaucoup plus exigeant de faire "avec" et non "pour", et de se dire qu’on n’est pas "efficace" au sens occidental du terme. En effet comme nous le disions au départ, la valorisation ne vient-elle pas d’abord du visible, du palpable ?…

 

Qui est prêt à vivre avec les gens ? De mettre de coté le 4*4, le costume, le rendez vous quotidien dans le bar des expat’…

 

Posons nous aussi la question : "Et si le "développeurs" faisaient plus de mal que de bien ?"

Quelle est la base de la majorité des projets ? C’est d’établir un manque, un trou qu’il faut combler. Cette base qui tombe sous le sens de trop nombreuses personnes ne proviendrait elle pas d’un pré-requis néo-colonial en chacun de nous ? Non, pas moi vous vous dites, c’est impossible… Et pourtant ?

 

Fixer un manque, c’est nécessairement se donner un mode de vie comme référence en l’occurrence le notre. Mais en quoi est il supérieur ? Et au fait, le développement consiste-t-il en la création de besoins ?

 

La différence entre l’humanitaire et le développement pourrait peut être se situer ici à savoir que dans le premier on comble un manque et dans le second on se base sur l’existant pour avancer.

 

Le facteur durée prend ici toute son importance. La productivité, érigée comme valeur phare, néglige le facteur temps. Or la question est avant tout : "Comment faire pour bien faire ?"

 

Combien de projets contre productifs, inefficaces voir destructeurs ?

 

Or c’est vraiment là qu’on en arrive à la question fondamental de savoir : pourquoi voulons nous tant faire de l’humanitaire, monter des projets de développement, "aider, aider, et aider, tous ces pauvres gens qui ont eu le malheur de naître dans le mauvais hémisphère"…

 

Il semblerait que c’est avant tout pour nous, pour soi. Car pourquoi sinon continuer à entretenir les déséquilibres, voir à les créer, à monter des projets sans concertation,… ?

 

C’est dur de se remettre aussi fortement en cause… dur de se dire que nous n’allons pas sauver l’Afrique… dur d’imaginer que nous devons "sacrifier" au moins 10 années de notre vie si nous voulons réellement accompagner des projets que nous ne pouvons même pas imaginer au départ de notre expérience…

 

Dur mais au combien salvateur.

 

Car cette réflexion, ce travail de remise en question, n’est-il pas un pré-requis nécessaire pour tous nos projets à venir ?!?…

 

 

Alors allons y échangeons.
Ignace
http://boribana.over-blog.com/

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